Message du président et de la directrice
Martin Zuber
président du conseil d’administration
Fedzrije Seiler
directrice
Qui sommes-nous
Le conseil d'administration
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Martin Zuber Président |
Économiste et Master en droit de la santé, il a dirigé des établissements sanitaires. |
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Stéfanie Monod Vice-présidente |
Médecin gériatre et professeure, elle est vice-directrice à l'Office fédéral de la Santé Publique. |
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Yves Kühne Membre |
Ergothérapeute, Master en public health, il est directeur du Réseau Santé Nord Broye. |
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David Cavin Membre |
Docteur ès sciences, il est Chef du Service Application à la Direction de la Transformation Numérique et de l’intelligence augmentée aux HUG. |
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Philippe Godet Membre |
Expert-comptable diplômé et administrateur indépendant, il travaille en tant que consultant. |
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Brigitte Brun Membre |
Bachelor HES en soins infirmiers, titulaire d'un Master en santé publique, elle est déléguée aux personnes âgées à la Ville de Neuchâtel. |
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Francine Glassey Perrenoud Membre |
Spécialiste FMH en médecine interne générale, elle est médecin en pratique privée. |
Le comité de direction
De gauche à droite :
Yanick Roth, directeur des systèmes informatiques
Nadia Girardot, assistante de direction
Valentine Bernasconi, contrôleuse de gestion
Sophie-Hélène Bataïni, responsable de projets
Cédric Fischer, chargé de communication
Alizée Toffolon, co-responsable d’équipe
Fedzrije Seiler, directrice
Éric Simonin, co-responsable d’équipe
L'équipe AROSS au 31 décembre 2025
Collaborateurs et collaboratrices
Âge moyen de l'équipe
Taux d’absence moyen
Direction & gestion
Coordinateur·rices
Assistant·es de coordination
Former et transmettre
Au printemps 2025, AROSS est devenu une entreprise formatrice.
Ce n’est pas un statut administratif de plus.
C’est un signal sur ce qu’AROSS veut être dans le réseau : une organisation qui transmet,
qui forme, qui s’inscrit dans la durée.
AROSS accueille également des étudiant·es infirmier·ères HES.
Se former pour renforcer le réseau
La formation continue a été un axe de travail à part entière en 2025. Symposium de la Formation Médicale Continue (FMC) sur les soins intégrés à Berne en juin ; Congrès de l’Association suisse des professionnel·les en activités physiques adaptées (ASP-APA) à Fribourg en septembre ; Symposium sur la gestion de cas complexe en novembre, avec présentation de l’expérience d’AROSS. Côté certifications : un CAS en case management, deux CAS en coordination des soins, un CAS en psychogériatrie, deux certificats de formateur·trice pour apprenti·es. Des compétences nouvelles, ancrées dans la réalité du terrain.
En interne, les thématiques couvertes reflètent la complexité des situations rencontrées : accompagnement spirituel, EXIT, démence et troubles du comportement, entretien réseau, aspects sociaux, passation de tests de détection. Deux coordinatrices se sont formées à l’outil ELADEB – un outil visuel qui permet d'évaluer la situation – et l’utilisent désormais avec les bénéficiaires (une avancée directement liée à la mesure 1 du Plan d’action). La généralisation à toute l’équipe est envisagée pour 2026.
AROSS développe son rôle de coordinateur
En 2025 AROSS est devenu un coordinateur central du réseau socio-sanitaire neuchâtelois. Concrètement, en décembre, le Département de la santé, de la jeunesse et des sports a confié à AROSS le mandat de coordonner l’amélioration de la trajectoire de prise en charge de la personne âgée à l’échelle cantonale. Une mission transversale, plusieurs partenaires publics et privés, des attentes précises. Ce n’est pas anodin pour un établissement qui n’existe sous sa forme actuelle que depuis octobre 2023.
Cette montée en responsabilité s’appuie sur un cadre stratégique solide. Le Plan d’action 2025–2030, finalisé courant septembre et remis au Conseil d’État, structure l’action d’AROSS autour de trois axes : améliorer la trajectoire des personnes âgées, renforcer la coordination avec le réseau, faire évoluer l’organisation. Notons que sept des vingt-trois mesures de la Politique de santé publique 2025–2030 du canton de Neuchâtel concernent directement le champ d’activité d’AROSS. Les agendas convergent.
Se structurer pour garder le cap
Une organisation qui grandit doit se structurer en conséquence. En 2025, AROSS l'a fait méthodiquement : une équipe de pilotage aux compétences élargies, une responsable de projets et une contrôleuse de gestion intégrées à l'équipe, un manuel de contrôle interne, une matrice des risques et les mesures de contrôle couvrant les flux financiers et la gestion des salaires financiers validés par le conseil d'administration. Dans un contexte où les situations des personnes âgées sont de plus en plus complexes (et où le réseau attend d'AROSS qu'il tienne ses engagements), cette solidité interne n'est pas un détail. C'est une condition pour avancer sereinement.
Le Plan d’action mesure par mesure
Le Plan d’action 2025–2030 fixe neuf mesures prioritaires dont voici l’état d’avancement à fin 2025, avec le renvoi aux sections concernées du présent rapport.
Adapter le processus d’évaluation à la population âgée
Outil ELADEB déployé par 2 coordinatrices ; réflexion en cours pour généralisation 2026
Mener des actions de sensibilisation auprès du réseau socio-sanitaire
Représentations actives (AVIVO, ANDPA, RHNe, communes, UniNE)
Concevoir un projet de collaboration avec les cabinets médicaux
Non engagée en 2025 — fera l’objet d’un travail soutenu en 2026
Établir un projet de collaboration avec les communes
Collaborations initiées avec Laténa, Milvignes, Val-de-Ruz, Val-de-Travers ; objectif identifié, dynamique en mouvement
Réviser le processus d’évaluation d’entrée en EMS
Projet de collaboration AROSS–RHNe sur orientation en lits C (phase test dès fév. 2026) ; données EMS 2025 confirment l’urgence
Positionner AROSS comme acteur structurant du réseau socio-sanitaire
Mandat DSJS confié en déc. 2025 pour coordonner 5 projets cantonaux ; intégration à l’UST de RHNe
Élaborer une stratégie de communication
Charte validée, LinkedIn lancé, Facebook ×2,7 en vues, formation équipe
Soutenir la digitalisation
360° Carefolio avec CIGES engagé ; premières actions IA initiées ; actionnaire CIGES
Faire évoluer l’organisation AROSS
Équipe de direction, responsable de projets, contrôleuse de gestion, SCI validé
Ce que disent les chiffres
3’966 sollicitations : un socle, pas un palier
La centrale téléphonique d'AROSS a reçu 7'340 appels en 2025. Toutes demandes confondues, AROSS a été sollicité 3'966 fois. Un volume stable par rapport à 2024, qui ne nous satisfait pas : notre ambition est d'aller chercher plus largement la population qui pourrait bénéficier de notre accompagnement, et de le faire plus tôt.
Les chiffres ont leurs angles morts. La ligne « Demandes d’intervention » (1'962 en 2025) comptabilise des actes d'intervention, non des personnes uniques : certaines situations donnent lieu à une seule visite, d'autres à un suivi sur plusieurs mois. Les 1'962 demandes d’intervention comprennent notamment les entretiens d’orientations, les gestions de cas complexes, les réévaluations et les profilages sur dossier. Les prestations au réseau regroupent les inscriptions en :
- Long séjour gériatrique, psychogériatrique, psychogériatrique spécialisé et de psychiatrie de l'âge avancé
- Court séjour gériatrique et psychogériatrique
- Accueil de jour gériatrique
- Lit d'accueil d'urgence sociale
- Pension
Nombre et type de demandes
Qui sont les personnes accompagnées
Les données sociodémographiques ci-dessous proviennent des demandes d’intervention.
moyenne d’âge
des demandes concernent des femmes
des personnes vivent seules
vivaient à leur domicile au moment de la première demande
des proches aidants révèlent un épuisement
Ces données sont stables d’une année à l’autre. Parmi les personnes rencontrées, plus d’une personne sur deux vit seule à domicile et près de 14 % des proches aidant·es sont en situation d’épuisement : c’est le contexte humain dans lequel AROSS intervient au quotidien. C’est aussi la raison pour laquelle l’accessibilité des prestations — notamment via les communes et les médecins de famille — reste un enjeu central du Plan d’action.
Où intervient AROSS
En proportion de la population de 65 ans et plus.
En 2025, AROSS a effectué une première évaluation pour 5,3 % de la population neuchâteloise de 65 ans et plus. Ce ratio, stable d’une année à l’autre, indique un potentiel de croissance dans les zones moins touchées et oriente les efforts de sensibilisation (mesure 2 du plan d’action).
80–89 ans : l’âge de la complexité
La tranche d’âge 80–89 ans continue d’être la plus représentée. Pour les personnes de moins de 59 ans, AROSS travaille en étroite collaboration avec JUNORAH.
Près d'une intervention sur deux concerne une personne de 80 à 89 ans (49,1 %). La répartition reste globalement stable par rapport à 2024.
données annualisées représentation en pourcentage
Taux de couverture par tranche d'âge en 2025
Ce tableau croise les interventions AROSS avec la population cantonale pour comprendre quelle part de la population de chaque tranche d'âge AROSS touche réellement.
71 % de nos interventions à domicile concernent des personnes de 80 ans et plus. Mais le volume brut ne dit pas tout. Rapporté à la population neuchâteloise, AROSS touche aujourd'hui 10,3 % des 80-89 ans et près du double chez les personnes de 90 ans et plus. AROSS est proportionnellement plus présent auprès des personnes très âgées, souvent déjà fragilisées, ce qui révèle une marge réelle pour intervenir plus tôt dans la trajectoire de vieillissement. C'est l'orientation que porte la mesure 1 du Plan d'action.
Qui appelle et pourquoi
Les professionnel·les du domaine socio-sanitaire sont les principaux demandeurs. Le RHNe est le premier partenaire prescripteur.
La forte hausse des demandes venant des prestataires (+76,5 %) témoigne d’une intégration croissante d’AROSS dans les pratiques professionnelles du réseau — effet direct des actions de sensibilisation (mesure 2 du plan d’action). La baisse des demandes auto-initiées (−18,4 %) invite à renforcer la visibilité directe auprès du grand public, notamment via les communes et les médecins de famille.
150 hospitalisations évitées
+46 % d’hospitalisations évitées en un an : c’est la preuve la plus concrète de l’impact de la coordination renforcée entre AROSS et ses partenaires sur la trajectoire des personnes âgées. Ces résultats prennent tout leur sens quand on regarde qui sont les personnes accompagnées par AROSS. Ce résultat conforte la mesure 5 du Plan d’action et légitime le mandat cantonal confié en décembre.
Un public fragile, par définition
Selon l’outil d’évaluation SEGA — instrument standardisé d’évaluation gériatrique utilisé dans le réseau — plus des deux tiers des personnes rencontrées par AROSS présentent un profil « très fragile ».
Près de 90 % des personnes évaluées présentent un profil fragile ou très fragile. Cette donnée confirme qu’AROSS intervient auprès des situations qui en ont le plus besoin, et justifie la nécessité d’adapter en permanence les processus d’évaluation (mesure 1 du plan d’action).
données annualisées représentation en pourcentage par fragilité
Admission en EMS : la tendance vers l’accueil temporaire
données annualisées représentation quantitative
En 2024, les longs séjours représentaient 56,3 % des admissions et en 2025, les courts séjours passent à 65,5 %. Ce renversement traduit la pression sur les capacités d’hébergement permanent et illustre précisément la problématique des « lits C » qui a motivé le mandat du département. L’enjeu est désormais de fluidifier les transitions entre court et long séjour — c’est d’ailleurs l’objet direct de l’un des 5 projets du mandat « trajectoire ».
Tisser le réseau — pour de vrai
En 2025, le réseau a cessé d'être un mot d'intention. AROSS a reçu un mandat cantonal structurant et engagé une phase test avec le RHNe. En parallèle, des collaborations concrètes avec les partenaires du terrain ont avancé, chacune à son rythme. Et au quotidien, AROSS a continué d'être présent là où le réseau se construit, dans les rencontres, les événements, les représentations.
Le mandat qui change la donne
La problématique des lits C n'est pas nouvelle. Elle s'accumule, elle presse, elle contraint des personnes âgées à des trajectoires qui ne leur correspondent pas. Depuis fin 2024, AROSS travaillait sur le sujet avec les partenaires du réseau. En décembre 2025, le chef du Département de la santé, de la jeunesse et des sports l’a confirmé : c'est AROSS qui coordonne.
Ce mandat donne un cadre institutionnel à ce qu'AROSS construit depuis plusieurs années. C'est la traduction concrète de la mesure 6 du Plan d'action : faire d'AROSS un acteur structurant du réseau socio-sanitaire neuchâtelois.
Le mandat est clair. Garantir la cohérence entre les différentes mesures engagées pour améliorer la trajectoire de prise en charge de la personne âgée. Tenir les fils entre six partenaires, RHNe, CNP, NOMAD, ANEMPA, Un Jour Aîné·es et la SNM, chacun engagé dans l'un ou l'autre des cinq projets qui composent ce chantier.
Projets en cours dans le cadre du mandat
Le mandat porte sur cinq projets. À ce stade, AROSS mène un projet pilote dans l'unité de régulation du RHNe. Les autres chantiers seront engagés en 2026.
Phase test : collaboration AROSS–RHNe pour l'orientation des patient·es
Trop de patient·es hospitalisé·es sont aujourd'hui orienté·es vers un lit C sur la base d'un dossier, sans rencontre, sans évaluation partagée : c'est le profilage sur dossier, et AROSS veut y mettre fin. Les coordinateur·rices d'AROSS travaillent désormais en direct avec les assistantes sociales du RHNe pour réévaluer les projets des patient·es et adapter l'orientation à l'évolution de leur situation. La phase test a démarré en février 2026.
Projet 1 : Unité hospitalière d'observation et dispositif de liaison/orientation
Copiloté par le RHNe et AROSS, ce projet vise à créer un lieu de transition stabilisateur, évaluatif et coordonné, qui évite les hospitalisations prolongées inutilement et optimise la prise en charge post-hospitalière. Psychiatrie, gériatrie, soins à domicile : les apports sont multiples, et la synchronisation des flux entre partenaires est au cœur du dispositif. Les recommandations issues de la phase test alimenteront sa conception.
Projet 2 : Transmission et partage de l’information sur les situations vulnérables
Piloté par AROSS, ce projet répond à une réalité connue de tout le réseau : l'information sur les situations fragiles circule mal, tardivement, de manière fragmentée. L'enjeu est de construire un protocole de partage sécurisé, adapté aux flux interinstitutionnels, fondé sur un minimum data set commun, identifié comme un enjeu transversal pour l'ensemble du système de santé. AROSS a également renforcé ses liens avec le Service cantonal de la santé publique dans ce cadre.
Travailler ensemble, concrètement
En 2025, quatre collaborations ont avancé à des rythmes différents, mais toujours dans la même direction.
Collaboration avec le CNP ambulatoire
Mieux se connaître pour mieux travailler ensemble. En septembre, des journées d'observation croisées ont permis à chaque équipe de comprendre de l'intérieur le travail de l'autre. Le bilan d'octobre a confirmé ce que le terrain pressentait : des doublons à éviter, un suivi à améliorer, des échanges à fluidifier. Une rencontre institutionnelle est prévue au premier semestre 2026.
Collaboration avec le Centre mémoire du RHNe
L'augmentation des personnes orientées vers le Centre mémoire du RHNe a mis en évidence un besoin structurel : ces situations requièrent un accompagnement plus large, que le Centre ne peut assumer seul. Les 40 % de ressources AROSS jusqu'alors dédiées se sont révélés insuffisants. Une coordinatrice est désormais affectée à 80 % à cet accompagnement.
Collaboration avec les communes
Les communes voient ce que le réseau ne distingue pas toujours : l'isolement discret, la fragilité qui s'installe avant qu'une demande soit formulée. Priorité explicite du Plan d'action, AROSS veut renforcer ses collaborations avec Laténa, Milvignes, Val-de-Ruz et Val-de-Travers : présences lors d'événements communautaires, sensibilisation des résidents. Les premiers jalons.
Vers une collaboration avec les cabinets médicaux
Les médecins de famille et leurs assistant·es médicaux·ales sont souvent les premiers à détecter une situation de fragilité. En faire des relais naturels vers AROSS, c'est aller chercher les personnes âgées avant que la crise ne s'installe. En 2026, AROSS engagera en priorité des réflexions avec les cabinets qui souhaitent s'inscrire dans cette démarche.


Être là où ça compte pour faire réseau
Être reconnu, ça ne se décrète pas. Ça se construit, un pas après l'autre, dans les endroits où les décisions se prennent et où les besoins se révèlent.
Parmi les temps forts 2025 : table ronde à la 2e Journée pour parler du 3e âge d'AVIVO en mai, table ronde de l'ANDPA en juin, présentation aux urgences du RHNe à Pourtalès en septembre, participation à l'événement « Équilibre en marche » en septembre. En octobre, une collaboration avec l'Université de Neuchâtel dans le cadre du projet ASSEMBL'ÂGE, un ancrage culturel et scientifique inattendu.
En parallèle, les représentations régulières continuent : nouveaux médecins traitants, services sociaux du RHNe, Guichet social régional, soirées pour les jeunes retraité·es. Ces rendez-vous moins visibles sont souvent les plus utiles : c'est là que se construit la notoriété de proximité, celle qui fait qu'on pense à AROSS au bon moment.
C'est exactement ce que vise la mesure 2 du Plan d'action. Les chiffres le confirment : la part des demandes venant des prestataires a progressé de 76,5 % en un an. Le réseau intègre AROSS dans ses réflexes.
Préparer demain
Quatre projets ont rythmé l’année, chacun préparant AROSS à mieux servir demain : sa communication, son histoire collective, ses outils numériques, et ses liens avec les EMS.
Mieux communiquer
Pendant longtemps, AROSS a communiqué au fil de l'eau. En 2025, la prise de conscience a été collective : pour être reconnu comme acteur structurant, la communication doit suivre. Une charte a été élaborée pour définir la voix d'AROSS, applicable à l'ensemble de l'institution. Un calendrier éditorial a été construit pour 2026, avec des contenus planifiés par type, par public et par canal.
Ce travail préparatoire n'a rien produit de spectaculaire dans les chiffres de 2025. C'est normal : on a préparé le terrain. Le véritable point de départ est venu avec les dix ans d'AROSS, le 29 janvier 2026. L'événement a bénéficié d'une couverture médiatique importante. C'est à partir de là que la communication prend son élan. La charte donne le ton. Le calendrier donne le rythme. Les 10 ans ont donné l'impulsion.
Dix ans : une mémoire, pas une vitrine
Dix ans, ça ne se résume pas à un bilan. Ça se raconte. Tout au long de 2025, plusieurs groupes de travail internes ont collecté ce qui constitue le vrai patrimoine d’AROSS : les anecdotes du terrain, les moments charnières, les histoires que l’équipe porte avec elle. Deux illustrations mensuelles publiées sur les réseaux sociaux ont restitué cette mémoire au fil de l’année. La journée de festivités du 29 janvier 2026 et la célébration interne prévue en juin en sont la conclusion visible. Mais le travail de fond, lui, a eu lieu en 2025.
L’outil métier : repenser les bases
Un outil qui ne suit plus le rythme de l’organisation qu’il est censé servir, c’est un frein déguisé. En 2025, les limites de Carefolio Network sont devenues impossibles à ignorer : des écarts croissants entre les fonctionnalités disponibles et les exigences opérationnelles, des adaptations manuelles qui mobilisent du temps et de l’énergie. La décision a été prise d’engager avec le CIGES une révision complète. L’objectif : un outil aligné sur ce qu’AROSS est devenu, pas sur ce qu’il était.
Connaître les EMS de l’intérieur
Orienter une personne vers un EMS sans connaître l’établissement de l’intérieur, c’est travailler à moitié. AROSS a engagé en 2025 une réflexion structurée pour y remédier : aller sur place, comprendre les lieux de vie, leurs spécificités, leurs équipes. L’objectif est double : mieux informer les bénéficiaires et leurs proches, et construire des relations directes avec les professionnel·les du terrain pour une coordination plus fluide. Les premières visites sont prévues dès le printemps 2026. C’est la mesure 5 qui avance, concrètement.
Les comptes
Comptes 2025Objectif 2030
2025 a été une année charnière. Pas parce qu’elle a tout résolu, mais parce qu’elle a posé ce qui permet de résoudre. AROSS a consolidé son organisation, engagé ses collaborations les plus structurantes, et reçu de l’État un mandat qui dit quelque chose d’essentiel : on vous fait confiance pour tenir les fils.
Ce mandat, confié en décembre par le Département de la santé, de la jeunesse et des sports, est un signal clair. AROSS est reconnu comme l’acteur capable de coordonner un système complexe, de faire travailler ensemble des partenaires aux cultures différentes, aux agendas parfois divergents, au bénéfice des personnes les plus fragiles. Ce rôle engage. Il n’est pas acquis. Il se mérite à chaque projet, à chaque coordination réussie, à chaque situation où quelqu’un a pu traverser une transition difficile sans se perdre dans le système.
150 hospitalisations évitées, 3’966 sollicitations traitées, 36 collaborateur·rices engagé·es. Ces chiffres ne sont pas des abstractions. Derrière chacun d’eux, une personne âgée a pu rester chez elle, être orientée vers la bonne ressource, ou trouver le soutien qu’il fallait au moment où il le fallait. C’est ça, le travail d’AROSS. Sobre, précis, humain.
2026 s’ouvre avec des engagements concrets : déploiement du mandat trajectoire, premières visites des EMS, intégration au Centre mémoire, livraison du rapport 360° sur l’outil métier, lancement de la collaboration avec les cabinets médicaux, montée en puissance de la présence sur les réseaux sociaux. La liste est longue et conforme aux attentes écrites dans le Plan d’action 2025-2030.
L’équipe avance. Le réseau se construit. La dynamique est là et elle ne demande qu’à être confirmée.
Deux signaux retiennent particulièrement notre attention en 2025 : Les 7'340 appels reçus confirment qu'AROSS est identifié comme porte d'entrée du réseau socio-sanitaire pour les questions liées au vieillissement. Les 625 demandes d'informations, en hausse de 2,5 % sur un an, témoignent d'une démarche que nous voulons encourager : des personnes et des proches qui se renseignent avant la situation de crise. C'est exactement là que nous voulons être présents.
Mais la stabilité du volume global ne doit pas masquer l'essentiel : nous savons qu'il reste, dans le canton, des personnes âgées qui ne nous connaissent pas encore. Notre enjeu pour les années qui viennent est d'élargir notre rayonnement et d'intervenir plus en amont. C'est l'orientation du Plan d'action 2025–2030.